|
Quelques repères
historiques
A la fin du XIXème
siècle,
la viticulture traverse un contexte de crise profonde :
une crise de surproduction, une chute importante des prix de vente des
vins, une mévente dramatique, la crise du phylloxéra, puis par la suite,
par toutes les maladies (mildiou, oïdium), les gèles, les méventes, les
guerres provoquant un fort exode rural.
C'est donc
pour faire face à cette situation, que des vignerons, décident de
se regrouper
pour créer les premières caves coopératives,
afin d'éliminer également les intermédiaires.
En 1901,
la cave de
Maraussan est créée. Quelques années avant, en Alsace et en Champagne, des
caves avaient vu le jour. Mais la cave de Maraussan est à l'origine du
mouvement des " Vignerons
Libres " qui permettra aux vignerons de se détacher
du pouvoir écrasant des négociants et intermédiaires.

|
|

870 caves
coopératives et unions
Dans les années 30,
la
coopération vinicole connaîtra un essor important (de 82 caves, on passe à
827 entre les deux guerres), pour se stabiliser dans les années
70. A
cette période, les caves coopératives jouaient
essentiellement un rôle d'outil technique en permettant de meilleures
vinifications et en mettant les viticulteurs à l'abri des aléas du marché.
Progressivement,
les caves coopératives ont pris une part active dans la mise en marché.
Cette
évolution a conduit au développement des unions de caves coopératives et
de quelques SICA (société d'intérêt collectif agricole). Elles sont
aujourd'hui près de 100 à intervenir en aval des coopératives et
participent activement à l'organisation des marchés.
Aujourd'hui, la
coopération vinicole correspond à des structures qui assurent l'
ensemble
de
la chaîne du vin :
du travail sur le vignoble, en passant par le travail dans la cave pour
finir par la commercialisation. Les caves coopératives sont devenues
aujourd'hui le tremplin de l'innovation
vinicole,
garantissant un épanouissement à chacun de ses
adhérents. |